Aminata - les africains en France

Diam

de Daby Touré


Commentaire du quotidien Le Monde - extrait :

Le jeune homme né en Mauritanie sort un premier album harmonieux, "Diam", dans lequel il chante en wolof, en soninké et en pular, intégrant influences occidentales et africaines. Il est en tournée en France.
Ce fut l’éclaircie dans la grisaille de la rentrée discographique : Diam, "Paix", un titre joliment provocateur en ces années de sinistrose post-11-Septembre. Le premier album d’un parfait inconnu, Daby Touré, originaire de Mauritanie, un pays qui s’était jusqu’alors fait plutôt discret sur la carte des musiques africaines. Et dont on parle sporadiquement, quand ses conflits ethniques se réveillent.

La concorde promise par le mot Diam existe triplement sur ce disque : oralement, par la coexistence pacifique de trois langues parlées au sud de ce pays bordé par le fleuve Sénégal : wolof, soninké et pular - langue des Toucouleur, peuple issu des Peuls - ; culturellement, par une sensibilité qui accepte les influences occidentales sans se laisser vampiriser ; musicalement, par l’harmonie entre un folk s’inclinant devant la toute-puissance de la mélodie et une machinerie légère. Diam serait canonique de la "world music", ou de son équivalent français, si l’intéressé n’en récusait farouchement l’appellation : "Musiques du monde ? J’aimerais bien qu’on dise à un peintre qu’il fait des peintures du monde !".

Daby Touré porte des dreadlocks, joue de la guitare acoustique et invoque le respect des traditions en travaillant avec des logiciels. "L’Afrique reste figée comme si on était banni du monde qui évolue, dit-il, alors qu’on dispose de l’information avec les satellites. Il y a une modernité fantôme : tout est délabré mais il y a des portables au village."


Pour commander le CD

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